La meilleure revanche sur son agresseur : se réapproprier sa vie.
Sarah subit depuis l’enfance les abus de son oncle. Adolescente, elle est reconnue victime,
mais l’innommable l’a détruite. Lorsque sa mère décède d’un cancer quelques mois plus
tard, Sarah tombe dans une spirale d’autodestruction.
Sur quoi rebâtir quand l’intime a été le théâtre d’une dépossession ? Sarah entrevoit la
faible lueur de la foi de son enfance et revient vers le Christ, mais peine à se laisser aimer, à
voir en Dieu un père qu’elle n’a jamais eu. Son mal-être prend corps dans une fibromyalgie,
la « maladie des blessures de l’âme », qui brise net les ailes fragiles de sa reconstruction.
Encore une épreuve.
Puis, un jour, Sarah tombe sur Ésaïe 61, se reconnaît prisonnière de ses blessures et
accueille la libération. Sur sa route, qu’elle ne fait plus seule, l’attendent le pardon, la
guérison, l’amour de soi et de nombreux projets. Difficile de croire que la lumineuse Mrs. K
qui accompagne aujourd’hui les victimes à la restauration a connu un parcours aussi
traumatique. Difficile, à moins d’avoir la foi.