Les évangéliques, dans la controverse qui les a longtemps opposés aux
« modernistes », ont pris l’habitude de mettre un accent massif sur la
divinité du Christ. Mais, bien que légitime, la défense passionnée de
cette cause a conduit bien des chrétiens à perdre de vue l’humanité du
Christ.
L’auteur montre combien cet oubli d’une vérité pourtant incontestée
crée un déséquilibre dans la vie chrétienne. Faute d’avoir médité sur
l’humanité du Seigneur, les chrétiens eux-mêmes en viennent à négliger
leur propre humanité. Ils se réfugient alors dans une piété désincarnée,
bien éloignée de l’enseignement du Nouveau Testament. Celle-ci prendra
souvent la forme d’une attitude ambiguë à l’égard de l’intelligence, de
la volonté ou des sentiments.
C’est à une double redécouverte que nous entraîne cet ouvrage : celle
de Jésus, Dieu incarné, et celle de l’être humain, image de Dieu.